Et si l’on essayait l’intégration des soins ?

S’il est un domaine où l’imagination médico-administrative excelle, c’est bien celui de l’organisation des soins. Empilement de couches et de dispositifs successifs notre système de santé a tout du mille-feuille. Réseaux de santé, CLIC, Paerpa, Maia, PTA, CPTS  chaque époque tente de laisser son empreinte,  avant que le temps ne l’efface peu à peu. Laissant intacts les cloisonnements de notre système.

Cloisonnements ville-hôpital, médical- social, soin-prévention, le diagnostic est connu, les traitements symptomatiques successifs, à base de coordination des soins, se sont avérés inefficaces. Les CPTS seront-elles la solution ?

Et si on pensait autrement ?  On lira avec intérêt le diagnostic de Laurent Chambaud reproduit ci-dessous et le traitement qu’il propose, l’intégration des soins. Pourquoi ne pas essayer des modèles dans lequel l’hôpital et la ville, intégrés économiquement, ont intérêt à unifier leurs efforts ? Autour d’un bien commun, avec le patient. On trouve un peu de littérature scientifique sur le sujet. Un exemple ici.

Nouveauté  2018 dans le code de la santé publique, les SCIC seront-elles le modèle disruptif dont nous avons besoin ? Associant usagers, professionnels, hôpitaux et collectivités, les SCIC indiquent une voie.  La SCIC Richerand entreprend de l’explorer.

Après les mots coordination et parcours, le terme d’innovation sera-t-il le prochain mot qui sonne creux ? Ou bien au contraire les expérimentations dites Article 51 ouvriront-elles  la voie à des offres nouvelles, à des  prises en charges intégrées ville-hôpital ?

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